C'est incroyable cette sensation, vous voir, vous entendre, ça fait tout oublier. Plus rien d'autre n'existe, juste vous et moi. Autours de moi c'est le néant, il n'y a personne, la vie n'est plus, n'a même jamais été.
Chaque concert est identique au précédent tout en étant complètement différents. Les émotions, elles, sont toujours les mêmes, les frissons aussi. J'ai l'impression de connaître les chansons par coeur, pourtant elles me surprennent chaque fois comme si c'était la première, tant elles sont criantes de vérité, prenantes de sincérité.
Chaque concert a eu sa particularité, ce petit détail qui fait que chaque concert était mieux que les autres.
Il y a eu au Barsi Barla, le soir de votre découverte par ma modeste personne. Le suivant, à l'autre Canal, où on a vraiment fait connaissance et où on a bu plus que de raison Damien, Yves et moi.
Je me souviens aussi très bien de celui à Sarrebourg, au 80, où l'ambiance était magique avec tout ces enfants, et où j'ai rencontré Marine et Damien. Ensuite, il y a eu ce petit bar miteux, la Cervoise, où j'ai eu l'immense honneur de "chanter" avec le groupe, et où Max a eu l'affront de mettre sa main sur mon épaule devant mon copain.
Retour à Sarrebourg, à la salle des fêtes cette fois, où j'ai appris l'existence de Kazou le boulet. Puis à la MJC Pichon, où pour avoir eu l'audace de venir vous voir, je me suis fait insultée et larguée devant 30 inconnus qui ont vraisemblablement apprécié la scène.
Qu'à cela ne tienne, j'allais pas m'arrêter sur cet échec ! Un samedi à Dommarting, où j'ai vu un Damien épanoui et heureux sur scène comme jamais. Et à la médiathèque aujourd'hui, où j'ai parlé à Clémence pour la première fois en vrai...
J'en oublie, évidemment, mais que voulez-vous, ma mémoire me fait défaut, j'vous ai trop vus. Mais je me souviens du principal, tous ces concerts, tous ces moments de purs bonheur, empreints de rencontre, de rire, de chaleur humaine, tout ça c'est totalement indescriptible.
Je ne pense pas que vous puissiez imaginer à quel point vous rendez belle ma vie quand je vous vois. Tout devient plus simple. Je me rends alors compte à quoi peut tenir le bonheur, l'épanouissement et la réussite personnelle : faire ce qu'on aime, ce qu'on veut, et ce pour quoi on est doué, de la manière dont on a envie de le faire, avec les gens avec qui on a envie de la faire. Il est tout simple ce cocktail. La clé pour le réussir, ce cocktail qui donne accès au Nirvana, c'est la volonté. Et c'est ce qui me manquait jusqu'à présent, la volonté. Elle me manquait jusqu'à cette après midi, quand je vous ai vus, que je vous ai enviés, et que je me suis dit que votre vie d'artiste, je la voulais.
Alors non je ne suis pas musicienne, non je chante toujours bien, non mes textes ne sont pas de bonne qualité. Mais j'apprendrai. Je suis persuadée que le talent, à mon échelle, ça peut s'apprendre. Et j'apprendrai. Parce que moi aussi je veux vivre tout ça, tant que je peux, tant que j'en ai le courage. La vie de star ? Ca ne m'intéresse pas. Je veux faire des petits concert, dans de petits endroits, avec toujours les mêmes têtes, avec qui on f'rait la fête tout le temps. J'veux pas en faire mon métier mais j'veux qu'ça me fasse vivre. J'veux que ça me donne le courage de me lever le matin, le courage d'affronter un quotidien pas toujours rose.
Je ne pensais pas que cette rencontre avec Roberdam allait pouvoir me changer à ce point. Je ne vous serai jamais assez reconnaissant. Alors je vous adresse simplement un million de merci, car les mots ne viennent plus, j'en ai déjà trop dit.
Merci pour la Chanson Française, merci pour tous les gens que vous rendez heureux le temps d'une soirée, mais surtout, égoïstement, merci pour moi.



